FINANCEMENT. Un nouveau crédit bancaire spécialement dédié aux professions libérales : Hypolib

Les lecteurs de Libéral Actualités connaissent déjà Objektiva. Cette société d'ingénierie bancaire présente sur le marché depuis de nombreuses années s'est spécialisée dans l'audit financier des professions libérales en vue de leur proposer une restructuration saine de leurs engagements financiers. A l'occasion du lancement de leur nouveau produit Hypolib, nous avons rencontré un des responsables d'Objektiva, Monsieur Sylvain Gliozzo, Délégué Général.

Libéral Actualités : Pouvez-vous nous dire à qui s'adresse Hypolib et en quoi son concept est novateur et dites-vous aujourd'hui unique alors que l'offre de crédits ne semble pas tarir à travers les nombreux réseaux bancaires ?

S.Gliozzo : Hypolib qui signifie hypo comme hypothécaire et lib comme libéral est un prêt bancaire mis au point par Objektiva et le Crédit Foncier et Communal d'Alsace et de Lorraine-Banque pour les professions libérales. Il s'adresse uniquement à des emprunteurs déjà propriétaires d'un bien immobilier voire pouvant bénéficier d'une caution hypothécaire. Dans tous les cas un bien immobilier doit être donné en garantie. Hypolib est destiné aux professionnels libéraux désireux de retrouver enfin la sérénité financière perdue à travers les nombreux engagements privés et professionnels.

LA : En quoi le concept est novateur et que propose-t-il de plus que les crédits classiques.

SG : Tout d'abord l'obtention du prêt n'est pas assorti de l'obligation d'ouvrir un compte courant au CFCAL Banque. Le professionnel libéral gardera s'il le désire sa banque habituelle. Il est novateur et unique pour 3 raisons majeures :

1. Nous allons étudier la demande de financement d'une manière globale, encours et besoin professionnels + encours et besoin privés.

2. nous considérons les éventuelles dettes fiscales et sociales sans a priori et au même niveau que les autres besoins ou créances.

3. Nous allons accorder le temps nécessaire à notre client et à son dossier. Il faut savoir que la mise en place d'une consolidation d'encours par un prêt hypothécaire nécessite la maîtrise d'une ingénierie bancaire spécifique qui dépasse les simples calculs de ratios financiers et qui requiert souvent une durée d'instruction que les banques de dépôts à travers leurs agences ne peuvent, faute de temps et de personnel dédié et formé, consacrer à ces demandes.

LA : Quel votre point de vue sur la situation financière actuelle des professions libérales en général ?

SG : Pour nous un constat s'impose depuis le milieu des années 90. Les professions libérales constituées par ces milliers de micro entreprises ont eu plus de difficultés que d'autres à surmonter les aléas des crises économiques et sociales. Alors que l'importance de ce secteur dans l'économie française n'est plus à démonter, il semble que les banques en général ont manqué d'esprit d'innovation pour proposer de nouvelles solutions adaptées aux nouveaux besoins de ce secteur particulier.

La France compte aujourd'hui environ 500 000 entreprises libérales, presque le quart des entreprises françaises ! mais l'atomisation des nombreuses activités sous un même statut (comment aborder de la même façon les besoins de l'architecte et du médecin libéral), la multiplication des formes juridiques ont été un frein pour proposer un produit commun à l'ensemble du secteur. Nous pensons y être arrivés.

Pour répondre  à votre question je dirais comme tout bon observateur de la vie  de notre pays que le confort économique des années 80 est un passé révolu. Aujourd'hui une partie trop importante des libéraux subit un déséquilibre financier structurel.

LA : Quelles sont les causes à votre avis de ce déséquilibre que vous soulignez ?

SG : Globalement, sans entrer dans les problèmes spécifiques de chaque branche, nous pouvons dire qu'il s'agit depuis le milieu des années 90 d'une forte augmentation des charges fiscales et sociales personnelles, notamment bien sûr les cotisations retraites, liée et c'est plus ennuyeux à une faible évolution voire à une stagnation des recettes.

LA : Par quoi, se traduit ce déséquilibre financier que vous constatez ?

Pour le professionnel libéral cela se traduit par une érosion importante du revenu disponible. Tout simplement pour un même travail fourni, moins d'argent disponible à la fin du mois.

Les conséquences suivent. Difficulté à pouvoir honorer ses engagements financiers privés et professionnels sans le recours à l'utilisation de découverts bancaires importants et/ou à des prêts de trésorerie à fort taux d'intérêt. De plus comme nous le voyons bien souvent dans nos dossiers, des décalages dans le paiement des charges sociales et fiscales.

Un autre phénomène est aussi à l'origine des difficultés actuelles.

Les habitudes de gestion acquises pendant les périodes plus fastes n'ont pas été modifiées.

S'agissant d'emprunts, compte tenu des fortes capacités de remboursement de l'époque et dans un souci de bonne gestion, il était de règle de préférer les crédits à court et moyen terme. Tout à fait justifié dans le cadre professionnel, cette démarche a été bien souvent adoptée pour les besoins privés. Aujourd'hui, alors que les revenus sont plus faibles, la charge financière de ces crédits reste identique et le ration d'endettement explose.

LA : C'est votre expérience dans le domaine de la restructuration des engagements financiers des particuliers qui vous a amené à réfléchir sur un concept propre aux professions libérales. Vous pouvez nous en dire plus ?

SG : La réflexion du professionnel libéral doit être aujourd'hui pragmatique. I doit se poser quelques questions essentielles.

Suis-je certain d'augmenter mes revenus afin que mon déséquilibre financier actuel ne soit que passager ?

Serais-je en mesure d'effectuer les investissements que je souhaite sans créer un nouveau déséquilibre ?

Si non, comment dois-je revoir ma structure financière dans son ensemble ?

Objektiva avec Hypolib apporte une réponse avec son concept de restructuration globale des engagements financiers pour peu que l'on puisse mobiliser un bien immobilier dormant.

Comme nous le savons la très grande majorité des professions libérales sont des micro entreprises exerçant sous forme individuelle. Si juridiquement il y a lieu de différencier l'activité professionnelle de la gestion du budget privé dans la pratique bien souvent il n'en est rien - combien de prélèvements de crédits privés ne retrouvent-on pas sur le compte professionnel !

Pour nous il y a lieu de considérer l'engagement financier non pas uniquement au regard de l'activité économique de l'entreprise mais d'étendre cette analyse à l'ensemble de l'entité économique familiale. En d'autres termes quelle est la charge financière supportée par la cellule familiale dans son ensemble et quel est le revenu total de cette entité. Quel sera le revenu disponible réel ?

L'analyse nous permettra de déterminer si le déséquilibre financier est exceptionnel et la situation pour difficile qu'elle soit ne sera que passagère ou bien si la faiblesse du disponible mensuel au regard des engagements financiers est devenu un phénomène constant créant un déficit structurel.

Dans ce dernier cas la solution s'impose : étaler tout ou partie des engagements actuels sur un terme plus long pour disposer d'un revenu disponible mensuel plus important et retrouver ainsi l'équilibre financier et la capacité d'investissement.

Un dernier conseil. Pour un emprunt, ne pas choisir sa banque en fonction uniquement du taux de crédit mais privilégier une banque spécialisée dans les professions libérales qui accordera son crédit après une étude approfondie du dossier. C'est la garantie qu'elle se sera assurée de l'adéquation du crédit et des possibilités de remboursement. ...."

Libéral Actualités  septembre 2003 (extrait)

 

 

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